Et pourquoi pas un autre petit trouble du comportement?..
19, février, 2008 at 8:06 | In Uncategorized | 8 CommentsJ’ai passé à travers. Un très mauvais moment ou en même temps on n’arrive plus à respirer, on panique, on tremble, on a chaud, on a mal au coeur, on a peur de sombrer dans l’inconscience, de mourir, de faire une crise cardiaque. Un moment ou on a l’impression que son propre squelette veut sortir de sous la peau pour prendre ses jambes à son cou.
Tout ça pour une simple apparition dans une réunion au travail, pour un transport dans un autobus un peu trop plein, pour un 5 à 7 trop populaire, bref, pour un moment à passer dans un endroit trop plein de gens…
Et bien hier, j’ai été confronté à ça car je n’avais pas le choix. Mes collègues qui étaient au courant de cette “condition” m’ont félicité à ma sortie de la réunion. Je me suis senti comme un petit chien qui avait finalement compris l’utilité du journal au sol. Je ne peux pas faire autrement que de me sentir ridicule.
Dans ma vie j’ai fait des choses épouvantables dans des conditions inimaginables comme par exemple, des jours entiers sur l’eau dans le compartiment étroit d’un navire quelconque à me faire brasser dans tous les sens, repêcher des cadavres en Adriatique dans les années 90, vécu des situations très difficiles de toutes sortes. Et voilà que j’ai de la difficulté à ne pas fuir devant une foule, ou une pièce sans issue…
Non mais sans blague. Donc m’étant documenté en fin de semaine, j’affrontai cette bête pernicieuse à coup d’exercises de respiration et de thérapie cognitive et comportementale. Je suis sorti de là fier et ridicule.
Étrangement, je n’ai pas manqué un mot de ce que racontait notre orateur. Comme si sous l’adrénaline, mes sens étaient décuplés. Ça m’est arrivé à environ 10 reprises depuis le mois de novembre…
Ah, le fameux mois de novembre… Ceux qui me connaissent bien savent ce qu’il signifie pour moi. :O)
Bloguer pour bloguer…
2, février, 2008 at 12:57 | In Uncategorized | 11 CommentsJ’ai plus envie. Je regarde les autres blogs et je me demande comment les gens font pour alimenter les leurs. Je n’ai plus d’idée, d’imagination. Pourtant, je n’ai pas ce souci habituellement. Toujours une image farfelue, une photo quelconque ou un texte saugrenu sur le bout des doigts, mais plus maintenant.
Certains diront que c’est le résultat d’un vide émotionnel récent, d’autres que c’est un phénomène passager. Selon moi, je ne suis simplement plus intéressé. Comme d’habitude…
J’entreprend tout et n’importe quoi, j’écris, je fais de la musique, je dessine, je sculpte, je bricole, je fais la cuisine, je m’investis dans des relations humaines, dans des amitiés mais je ne termine jamais rien. J’abandonne en chemin car autre chose m’a interpelé et qu’encore à mon âge, je n’arrive pas à répartir mes énergies de façon égale. Je m’éparpille aux quatres vents pour ensuite me demander tout bêtement: Qui suis-je, ou vais-je, et toutes ces questions totalement inutiles.
Voilà, je suis catégorisé: je suis dépressif, malheureux ou tout autre qualificatif négatif… Et bien la réponse est non. Je n’ai simplement plus d’émotion, un point c’est tout. Je suis devenu un hermite, reclus dans son enveloppe corporelle. Je ne laisse pluis rien paraître, sauf à mes proches, et même encore là je ne suis pas certain de leur témoigner avec justesse et précision, mes sentiments. Non, je ne suis pas en remise en question, je l’ai toujours été.
Et voilà qu’en ce début d’année, de grosses décisions furent prises à tout point de vue. Encore une fois, j’en ressort transfiguré. Pas nécessairement heureux mais devant une porte ouverte. Pas nécessairement malheureux non plus, malgré un remaniement complet de ma vie sociale et intime, qui par le fruit du destin et la force des choses m’éloigneront de gens pour qui j’ai une affection sans borne.
Mon torse est creux comme un donjon humide et froid. Une petite meurtrière projette une faible lumière sur le fond de cette tour où, dans une flaque d’eau croupie, pourrit les restes de mon coeur.
Bref, je suis mat. Le roi est en position délicate. J’ai le choix de balayer la partie du revers de la main comme j’ai souvent fait, ou de m’avouer vaincu. S’avouer vaincu signifie déposer les armes, avaler son orgueil et faire face à la ”justice” personnifiée ici par le déroulement des choses à venir, d’un futur aussi alléchant qu’incertain.
J’aspire à devenir un chameau. Je ne veut plus m’investir tête baissée. Je veux traverser le désert de la vie sur une gouttelette d’amour…
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