Un post joyeux, juste de même…
6, mai, 2008 at 7:43 | In Uncategorized | 4 CommentsÇa fait une bonne semaine et demie que je n’ai pas fait de crise d’angoisse. Je me sens bien. Normalement stressé, tout comme chaque montréalais. Ni plus ni moins. La parenthèse de la taverne s’est fermée d’elle même le 24 avril. Trou du cul #3 est identifié, analysé, “scanné” et mémorisé. Une page qui se tourne. L’angoisse diminue, s’estompe et retourne dans sa tanière.
Tout va bien.
L’éveil…
7, avril, 2008 at 3:20 | In Uncategorized | 5 CommentsLe vide, et soudainement, le craquement de vieilles planches de bois qui frottent les unes contre les autres. Quelqu’un marche plus bas, discrètement mais pas assez de toute évidence. Je n’ouvre pas les yeux, je sais que je suis allongé et que je suis à l’abri bien au chaud, dans un petit lit de camp tout douillet. Je savoure chaque instant de cette torpeur chaude et douce, pendant que j’entends des bruits, trahissant la réalité toute près.
J’entends un léger tapotement au dessus de moi. Le clapotis de l’eau sur la toiture se fait de plus en plus clair et de plus en plus insistant, je dénote deux sortes de bruits : les petites gouttes discrètes qui chatouillent la toiture et les grosses gouttes qui la martèlent quand le vent agite les branches.
Une porte grince, quelque instants plus tard, une odeur de verdure humide et fraîche parvient jusqu’à moi. J’hume cette nature si généreuse, ce mélange de conifère, de varech et de pluie. Je suis bien. Il fait chaud et je sais que ce sera bientôt le temps de me lever mais j’anticipe cette journée qui sera magnifique. Quelqu’un baille et rigole tout doucement, des gens échangent quelques mots tout bas. J’entends le bruit interminable d’une fermeture-éclair de sac de couchage qui me rappelle le bourdonnement d’un gros moustique. J’entends des ustensiles s’entrechoquer, une bouilloire qui peine à se contenir et le crépitement du vieux chauffage au propane.
Une corne de brume retentit au loin, à peine audible. Le fleuve doit être voilé de blanc. Le sifflet du train d’Abitibi Consolidated retentit et se répercute sur les caps qui nous en renvoient l’écho. Une légère odeur de bacon monte jusqu’à moi et m’aide à ouvrir les yeux, suivi de celle, stimulante et agréable du café. Je suis heureux, je suis en vacances, Je suis loin de chez moi mais plus près de ma famille et de son histoire.
Je suis, j’ai huit ans et c’est déjà pas mal…
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