La légende de Gros Gris

Chapitre I – La légende

Dans la magnifique région de Charlevoix sur le bord d’une rivière sinueuse florissait une petite forêt. Composée essentiellement de peupliers et de différents types de conifères typiques du nord du Québec, elle évoluait au fil des ans, devenant de plus en plus dense et obscure. La diversité végétale était surprenante. Prèles, fougères, myosotis en mai, bref on y trouvait de tout. C’était le théâtre parfait d’une pièce où de petits animaux tenaient les rôles principaux. La proximité d’un village et la façon dont la rivière serpentait à cet endroit limitait la quantité d’ours ou de chevreuil dans les environs. La faune se limitait alors à quelques petits mammifères et plusieurs espèces d’oiseaux.

Les différentes familles de belettes, souris, taupes et écureuils coexistaient en parfaite harmonie, se partageant les ressources de la forêt. Quelques oiseaux de proie, tel la buse à queue rousse ou l’épervier de Cooper se partageait eux les petits mammifères assurant ainsi la sélection naturelle. Il n’était pas étrange de voir plusieurs de ces magnifiques volatiles planer au dessus de la forêt en fin d’après midi. Les rongeurs en profitaient alors pour faire la sieste lorsqu’ils pouvaient. Car souvent la quiétude se trouvait perturbée par les cris stridents et répétitifs d’un de ses habitants.

Les villageois s’aventuraient rarement dans la forêt. Croyant avoir affaire à un carcajou, bête sauvage légendaire d’Amérique du Nord, ils optaient plutôt pour les sous-bois de l’autre rive pour la cueillette des champignons. Seul le curé allait parfois terminer une bouteille de vin de messe laissée ouverte après l’homélie. Un soir d’automne il était revenu chancelant et pâle disant avoir rencontré le diable en chair et en os. Madame Simard qui l’accompagnait souvent dans ses errances confirma ses dires mais son alcoolisme lui enlevait toute crédibilité. ‘’…Un monstre effrayant, une bête lubrique, une calamité!..’’ disait-elle en parlant de l’animal qu’ils croisèrent ce jour là.

C’est ainsi que pris naissance la légende de Gros Gris, un écureuil un peu obèse et ébouriffé aux allures patibulaires. Gros Gris n’avait qu’un oeil. Sans doute avait t’il provoqué un raton et s’en était sorti de justesse. Il semait le chaos partout où il posait les pattes. Il était chapardeur, teigneux, manipulateur et indécent. En effet, il lui arrivait parfois de s’en prendre aux mâles plus faibles afin d’assouvir ses pulsions naturelles lorsque les femelles arrivaient à le fuir. Ses mœurs douteuses lui valurent d’être craint de la plupart des animaux. Gros Gris l’écureuil sodomite régnait en maître sur le paisible petit bois…À suivre…

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5 réflexions sur “La légende de Gros Gris

  1. Un écureuil sodomite! Mais quelles sont tes sources d’inspiration????
    Quand est-ce qu’Eva illustre cette histoire? Comme Ydel, j’attend la suite :o)

  2. Salut Goubli, la légende de Gros Gris est tirée de faits vécus, je n’y peux rien si certains détails sont troublants. Tel un journaliste je m’efforce à exposer la vérité si choquante soit-elle… (hu, hu) Et pour Eva, si elle trouve du temps pour mes nouvelles on va bien s’éclater tous les deux. Bises à tous le monde xx

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