La légende de Gros Gris – chapitre II

Chapitre II – L’intrus

Au cours des années 50, un immigrant Suisse y avait bâtit une petite maison de bois. Rustique et dépourvue de commodités elle resta à l’abandon durant nombreuses années. Elle devint le domicile de plusieurs petits rongeurs tel une épave envahie par les créatures marines. Plusieurs années s’écoulèrent avant qu’elle ne repris vie. Au cours des années 90, Vincent un étudiant désabusé, petit neveu par alliance de l’immigrant vint s’y établir pour fuir le rythme effréné de la grande ville. Petit paradis en soi, elle offrait la possibilité d’y vivre en ermite tout en offrant les commodités du village à quelques minutes de marche. Quelques clous et un peu de peinture suffirent pour lui redonner vie.

Le plus ardu fut du chasser les locataires à quatre pattes. La résistance fut assez forte en général. Les chauves-souris quittèrent à son arrivée. Les mulots refusèrent d’abandonner le confort du petit chalet et la cohabitation fut possible après quelques mois. Les insectes eux ne se soucièrent pas trop du nouveau venu sauf les moustiques qui sabrèrent le champagne pour l’occasion. Enfin un épiderme accueillant se dirent-il.

La situation se corsa lorsqu’il vint le temps de se débarrasser des écureuils qui avaient élu domicile dans l’entre toit. Il utilisa d’abord le balai, frappant le plafond afin de leur faire peur, ce qui ne donna aucun résultat apparent. On les entendait toujours gratter ou se battre entre eux pour les provisions. Chaque nuit le bal recommençait. Vincent essaya de les chasser employant la méthode utilisée à Montréal pour nettoyer les stations de métro des ‘’squeegees’’ ; en laissant jouer du Puccini à tue-tête pendant des heures sur sa vieille radiocassette pourrie. L’effet produit n’étant pas celui escompté il essaya Claude François mais sans succès apparent. Il attira plutôt quelques grand-mères autour du chalet et dû y remédier en jouant l’album Mob Rules de Black Sabbath… Le vide se fit rapidement dans la forêt à grande satisfaction. Les écureuils par contre n’avaient pas bronché.

Il eut l’idée d’enfumer les récalcitrants. À l’aide de branches de pin fraîchement coupées et d’écorce de bouleau il alluma un grand feu à proximité du chalet en tenant compte de la direction du vent. Le chalet fut rapidement envahi par une épaisse fumée blanche. Il vit quelques rongeurs quitter en hâte. D’autres sortaient le museau pour prendre connaissance de la situation, ne semblant pas trop affecté par l’épais nuage odorant. Cette nuit là il dormi tranquillement, bercé par les seuls bruits de la rivière et du vent dans la cime des arbres…

À suivre…

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2 réflexions sur “La légende de Gros Gris – chapitre II

  1. Goubli: le meilleur reste à venir. Oui tu connais l’endroit mais pour le besoin de la cause certains détails seront modifiés… 🙂

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