Les montres…

Je me rappelle avoir reçu ma première montre à l’âge de 6 ans. C’était en 1975. Nous étions, ma tante, mon frère et moi arrêtés pour dîner au Madrid, étrange restaurant sur le bord de l’autoroute 20 tout près de Drummondville. Je me rappelle vaguement de murs décorés à l’espagnole avec des armures suspendues et des hallebardes croisées. Ma tante m’a offert une Timex à aiguille un peu arrondie. Elle était légèrement abîmée et de toute évidence avait appartenue à quelqu’un d’autre avant moi. Son bracelet était de tissu ligné bleu rouge et vert.

 

Comme j’étais content. Un objet d’adulte à six ans. Elle me la mit au poignet et m’expliqua son fonctionnement en attendant la commande. Ne me demandez pas ce que j’ai mangé pour dîner, je ne m’en rappelle pas. Je me rappelle cependant du bonheur d’avoir enfin ma propre montre. Mon frère en avait certainement déjà une mais je ne me rappelle plus ce détail.

 

Toujours est-il que la montre est rapidement devenue pour moi, un objet indispensable.

 

Elle n’a pas duré longtemps la petite Timex. J’étais assez brise-fer et ça aurait tenu du miracle qu’elle résiste à ma curiosité d’enfant. J’avais la mauvaise habitude « d’ouvrir » tout ce qui contenait un mécanisme quelconque pour analyser son fonctionnement. Cependant, « ouvrir » était souvent synonyme de placer un objet entre deux cailloux ou de me servir d’un couteau à huître ou de simplement balancer l’objet en question contre un arbre ou une pierre. Que voulez-vous, j’étais un enfant curieux et hyperactif…

 

Ma deuxième montre fut une Texas Instruments à cadran numérique. Je la reçus en 1980 je crois, mes parents ayant attendu un peu avant de m’en offrir une autre pour d’évidentes raisons. Les chiffres rouges sur fond noir apparaissaient comme par magie en appuyant un petit bouton sur le côté du boîtier. La montre pesait au moins 10 kilos mais j’étais fier de la porter. Le père de Serge qui était capitaine dans la marine marchande l’avait rapportée des États-Unis. Il s’agissait  donc d’une rareté et les enfants venaient me demander l’heure en se pressant autour de moi poussant une exclamation d’émerveillement quand les chiffres rouges apparaissaient. Je leur parlais de quartz comme un extra-terrestre s’adressant à un groupe docile d’hommes du Neandertal.

 

Cette montre magnifique fut aussi victime de mes instincts scientifiques.

 

Ensuite vint la montre au quartz avec carillon (1983). Quel bonheur de se faire réveiller au son de la mélodie « Oh when the Saints » et d’une simple pression du doigt, arrêter la mélodie pour constater que nous sommes samedi et qu’à Paris il est six heures de plus. Une jolie Timex encore une fois. Mais, comment fonctionne ce carillon???

 

 

Au cimetière des montres, il y a un mausolée remplis de toutes celles qui ont eu le malheur de décorer un jour mon poignet. Heureusement, aujourd’hui ma curiosité est moindre, ayant compris certaines notions de base en mécanique et en électronique. Toutefois, je suis toujours fasciné par cet objet et par le temps en général. Je suis devenu un inconditionnel de Seiko mais ça c’est une autre histoire.

 

Aujourd’hui, quand je passe devant une boutique de ces magnifiques objets, je me trouve toujours du temps pour aller en perdre un peu…

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7 réflexions sur “Les montres…

  1. Hihi, j’ai aussi eu une de 10 kilos au cadran noir avec des chiffres rouges quand on poussait sur un bouton… J’étais moins sauvage à l’ouverture -> certaines ont survécu et ont pu être refermées 😉

  2. André: De toute évidence (ton blog) tu t’y connais en électronique. Je te verrais mal ouvrir un Mac avec une clé anglaise! Je n’ai jamais essayé mais un PC avec un marteau ça fonctionne bien 😉

  3. Ma première montre était une grosse montre de poche qui coûtait $1.00 !
    Aujourd’hui, je suis un fan de la Swiss Army Watch.
    J’ai vite appris qu’une montre, oui ça s’ouvre mais ça ne se referme pas aussi facilement… Ça prend l’eau par la suite…

  4. Sympa ces souvenirs, cousin! Ma première fut aussi une Timex, à remontoir, lointain cadeau de tante Ethel je crois. La malheureuse mourut noyée (la montre, pas tante Ethel) lorsqu’à 13 ans j’oubliai de l’ôter, avant de plonger dans la piscine d’une certaine Nathalie Beaulac… Le verre resta embué pendant des semaines et les engrenages rouillèrent… 😉

  5. J’ai écrit « certaines ont survécu » 😉 Ma première victime horlogère a été un réveil… Toujours commencer par le plus facile. Heu, ceci dit bien que plus facile, il n’a jamais été remonté 😉

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